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Agriculteur dans le champ

Agriculteurs

Qu’ils soient Français ou Canadiens, les agriculteurs ont choisi de produire de la moutarde car c’est une culture qui rapporte puisque les moutarderies sont prêtes à mettre le prix pour se procurer des graines et inciter les agriculteurs à en produire (Chollin J. et al., 2022). Ce qui n’est pas sans répercussion sur le porte-monnaie des français (cliquez ici pour en savoir plus).

Agriculteurs canadiens

Les grandes superficies du Canada (118 200 ha de culture de graines de moutarde dans les plaines de Saskatchewan) et le climat relativement adéquat rendent la culture de graines de moutarde particulièrement adaptée (Chollin J. et al, 2022). En effet, bien que ce pays ait connu une sécheresse importante en 2021 (une sécheresse que les pays européens ont également connue), cela reste un des plus gros producteurs de graines de moutarde à l’échelle internationale. En 2020, ce pays produisait 18,28 % de la production mondiale de graines de moutarde (FAO, 2020). De plus, lors de la pénurie de moutarde, les producteurs canadiens faisaient de la rétention de leur récolte afin de vendre leur production de graines de moutarde au prix le plus haut (Chollin J. et al, 2022). Au vu du changement climatique de ces dernières années, certains agriculteurs avaient commencé à garder en stock les récoltes de 2020 pour les vendre au moment le plus opportun … lors de la pénurie. L’avantage qu’ils en ont tiré a été un profit non négligeable pour eux, bien que certains auraient souhaité vendre leur récolte à un prix encore plus élevé (Chollin J. et al, 2022).

Agriculteurs français

La culture de moutarde en France est compliquée à relocaliser en raison d’un cahier des charges strict. En effet, la majorité des solutions envisageables pour lutter contre les ravageurs ont été supprimées ou sont en passe de l’être. Cette situation freine les producteurs à tenter cette production tant en matière de conduite culturale que de coût de revient (Chollin J. et al, 2022).

La spécialisation des exploitations et des régions agricoles rendent néanmoins les agriculteurs plus sensibles aux pressions sanitaires. La diversification des cultures, voire l’évolution vers l’agroécologie, intéresse de plus en plus les exploitants cherchant à améliorer leur autonomie financière et leur résilience. Ceux-ci souhaitent concevoir un système plus robuste, notamment vis-à-vis du changement climatique (Dufay M.G, 2017). Certains exploitants, comme Laurence et Laurent Pinaud, voient également cette pénurie comme une opportunité d’allier diversification de leurs cultures et vente de leur production (Carsel M, 2022). Avec un prix de revient comme jamais cela n’a été le cas, ces producteurs sont optimistes vis-à-vis de cette culture même si les difficultés de conduite culturale restent bien en tête… (Carsel M, 2022)  

Sources :

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